Blog
Comment aider un enfant dyslexique au quotidien ?
Comment aider un enfant dyslexique au quotidien ?
Temps de lecture : 0 mn

Découvrez comment aider un enfant dyslexique à la maison et à l’école : des conseils concrets, outils, aménagements, confiance et solutions au quotidien.
4 à 5 % de la population française présente une dyslexie. Autant d’enfants qui rencontrent chaque jour des obstacles pour lire, écrire ou mémoriser l’orthographe. Les apprentissages liés à l’écrit se construisent alors plus lentement, au prix de nombreux efforts, avec leur lot de fatigue, de frustration et de doutes. La situation est difficile pour l’enfant et pour ses parents, qui ne savent pas toujours comment le soutenir au mieux. Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de devenir orthophoniste pour pouvoir l’accompagner. Découvrez comment aider un enfant dyslexique au quotidien grâce à des adaptations simples à mettre en place à la maison comme à l’école.
Même si les enfants dys sont uniques, leurs besoins présentent des points communs. Avant de mettre en place des solutions, il est important de commencer par comprendre ce qui rend leur accompagnement si particulier.
La dyslexie ou trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture fait partie des troubles du neurodéveloppement. Elle affecte le langage écrit, aussi bien la lecture que l’écriture, et elle est diagnostiquée par une orthophoniste. La dyslexie a trois formes principales.
Elle se repère généralement vers le CE1, parfois dès la fin du CP, lorsque la lecture et l’écriture ne s’automatisent pas. L’enfant doit fournir des efforts importants pour des tâches qui deviennent rapidement fatigantes. La mémoire de travail est fortement sollicitée, ce qui entraîne une fatigabilité importante.
Dans le parcours scolaire, où l’écrit est au centre des apprentissages, l’élève dyslexique peut vite se retrouver submergé par des informations qu’il traite plus lentement. Son intelligence est pourtant préservée : c’est son fonctionnement cognitif qui est différent. Sans adaptations, les approches pédagogiques traditionnelles le mettent alors en difficulté.
Face aux difficultés de leur enfant et les premiers signes de dyslexie, les parents s’investissent intensément. Rendez-vous médicaux, recherche d’orthophonistes, listes d’attente, échanges avec les enseignants… le parcours commence souvent tôt et peut être éprouvant.
Pour soulager leur enfant, certains parents multiplient les exercices ou finissent par réaliser les devoirs à sa place afin d’éviter les tensions. L’intention est bienveillante, mais cette solution empêche l’enfant de construire sa confiance et son sentiment de compétence. Pour progresser, il doit se confronter lui-même aux apprentissages.
Aider un enfant dyslexique, c’est trouver un équilibre entre soutien et autonomie. Comme tous les enfants, il a besoin d’expérimenter, de tester, de se tromper et de progresser pour consolider ses apprentissages. Pour cela, la difficulté doit être ajustée : ni trop facile, ni trop difficile.
C’est précisément là que les aménagements prennent tout leur sens. La cohérence entre l’école et la maison permet de créer un environnement sécurisant dans lequel l’enfant peut progresser sans s’épuiser.
Après avoir compris les besoins spécifiques de la dyslexie, voyons comment accompagner concrètement son enfant au quotidien.
Le premier point de vigilance concerne la récupération. Le sommeil joue un rôle essentiel dans la mémorisation et les apprentissages. La fatigue s’accumule vite chez un enfant déjà très sollicité cognitivement et en ajustement permanent. Mettre en place un rythme régulier et privilégier des temps de travail courts permet de limiter l’épuisement, notamment au moment des devoirs.
Le cadre de travail doit rester apaisé et propice à la concentration : un espace calme et bien éclairé pour limiter la fatigue visuelle. L’utilisation d’un minuteur ou d’un Time Timer peut également aider l’enfant à visualiser l’écoulement du temps pour mobiliser son attention plus facilement. Et si les devoirs du soir sont source de tensions, n’hésitez pas à écourter la séance et à en parler avec l’enseignant.
La réalisation d’un bilan orthophonique est l’une des premières étapes pour poser un diagnostic de dyslexie, donner des préconisations et poser un cadre de rééducation. Maintenir de la constance dans le suivi de son enfant est l’une des clés de voûte de son accompagnement.
Et pour tenir le rythme et la régularité du suivi, il est important de ne pas rester seul. De nombreux groupes de discussion existent sur les réseaux sociaux, mais les associations pour les dys rassemblent des interlocuteurs privilégiés avec une expertise vérifiée.
Les livres sur les troubles dys sont également une autre manière de se documenter sur les troubles du neurodéveloppement. Les éditions Tom Pousse, par exemple, proposent de nombreuses références pour aider les enfants dys.
Différentes méthodes et outils ont fait leurs preuves pour aider les enfants dyslexiques en respectant les spécificités des troubles du neurodéveloppement.
Pour favoriser la mémorisation, les moyens mnémotechniques sont très efficaces. L’orthographe illustrée, par exemple, associe une image mentale à un mot. L’orthophoniste Laura Marie a par ailleurs publié Mon répertoire des régularités orthographiques pour faciliter l’apprentissage des règles.
L’innovation propose aussi des technologies adaptées aux troubles dys. On peut déjà retenir tous les outils présents sur les ordinateurs ou les tablettes qui facilitent le rapport avec l’écrit (synthèse vocale, dictée vocale, correcteur orthographique, etc.). Ou encore le livre audio qui est un autre support intéressant pour lever les obstacles de la lecture.
Parmi les solutions accessibles, il y a Poppins, l’application médicale pour la dyslexie qui vient en complément de l’orthophonie. Les jeux utilisent les effets de la musique sur le cerveau pour renforcer l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.
{{CTA-article-musique}}
Le plaisir d’apprendre est un puissant moteur de motivation. Le neuroscientifique Steve Masson rappelle régulièrement, dans ses conférences et ses livres, qu’on ne décide pas la motivation, on la crée. Pour cela, deux éléments sont indissociables : la réussite et le plaisir de faire.
Tous les moments de plaisir et de relâche sont donc importants pour cultiver et préserver la motivation. Considérez que les pauses font partie du travail de rééducation. La lecture partagée, par exemple, est un formidable moyen d’offrir le plaisir de lire (et d’écouter !). Les temps en famille sont fondamentaux pour renforcer les liens.
Les jeux libres et les loisirs (sport, activités artistiques) sont nécessaires à l’équilibre psychologique de l’enfant. Il ne perd pas son temps à jouer au Lego, à dessiner ou à rêvasser : il construit et consolide ses circuits neuronaux.
Les difficultés pour lire et écrire ont tendance à poser une loupe sur les matières « qui comptent », comme le français et les mathématiques. Sauf que tout ce que vit l’enfant a de la valeur.
Ses réussites sportives et artistiques vont nourrir son sentiment de compétence. Toutes ses réussites, qu’elles paraissent petites ou sans importance, comptent pour construire sa confiance. Alors, ne vous privez pas de l’encourager et de mettre en avant ses talents !
Parfois, lorsque les difficultés détériorent l’estime de soi, un suivi psychologique est nécessaire. Il lui permet de mettre des mots sur ses émotions et son ressenti pour mieux comprendre son fonctionnement. Un travail en psychomotricité est également un soutien pour l’enfant dyslexique. Il renforce son ancrage corporel, lui qui concentre toute son énergie sur sa cognition. Lorsque les troubles sont sévères et perturbent la vie de famille, la guidance parentale pour les troubles du neurodéveloppement est une solution à explorer avec les professionnels de santé.
Sans aménagements scolaires, les outils de la rééducation restent souvent insuffisants. C’est pourquoi l’école joue un rôle central dans l’accompagnement de l’enfant dyslexique.
Pour aider un enfant dyslexique à lire ou écrire, certaines activités doivent être aménagées. Les adaptations permettent à l’enfant de contourner les obstacles ou de limiter l’effort à fournir. Par exemple, la synthèse ou la dictée vocales réduisent les difficultés tout en renforçant l’autonomie et le sentiment de compétence.
La compréhension des consignes ou des leçons peut être facilitée par des supports visuels, comme les pictogrammes ou les cartes mentales. Comme le rappelle l’orthophoniste Estelle Gillet-Perret au micro de D comme Dys, le dessin est un formidable moyen de rendre accessibles les informations.
Enfin, les supports doivent bénéficier d’une mise en page aérée : police d’écriture simple et sans-sérif de taille 14, interlignes de 1,5 point et lettres légèrement espacées. Pour améliorer la lecture, l’application Lire Couleur propose un marquage des syllabes qui rend visible le découpage des mots. Les réglettes guides de lecture ou les surligneurs sont également des outils faciles à mettre en place pour aider au repérage dans le texte. Chez certains enfants dyslexiques, notamment avec un TDAH associé, le chuchophone (tube coudé placé entre la bouche et l’oreille), peut aider à soutenir la mémoire de travail en créant une boucle phonologique (ou répétition verbale).
{{CTA-article-webinar}}
Le mouvement est une autre forme de favoriser les apprentissages. Déjà, parce qu’il permet d’évacuer les tensions physiques accumulées par le stress et la fatigue cognitive (mobilier tel que des ballons, tabourets à culbute, etc.). Ensuite, parce qu’il peut soutenir le langage, voire être un langage à part entière, comme le Makaton, une version simplifiée et peu codifiée de la langue des signes.
Pour accompagner l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, on retrouve aussi la méthode Borel-Maisonny. Elle associe un geste à chaque phonème et améliore la mémorisation en passant par le corps.
La méthode d’imprégnation syllabique constitue une approche intéressante pour les enfants qui connaissent les lettres et leurs sons, mais peinent à automatiser le décodage (voie d’assemblage). Elle s’appuie sur la syllabe, plus stable que la fusion des phonèmes, pour alléger la charge de la mémoire de travail. L’enfant accède ainsi plus facilement au mot puis au texte.
Les moments calmes et de repos entre des activités sont également importants (espace pour faire une pause, activité plus simple, etc.). En effet, l’attention des enfants dyslexiques est souvent fragilisée par les efforts importants qu’ils fournissent. Et dans 25 à 40 % des cas, on retrouve une dyslexie et un TDAH associés chez l’enfant.
Parmi les supports visuels, on retrouve toutes les techniques qui facilitent le repérage dans le temps. Par exemple, les calendriers visuels contribuent à structurer les informations. De la même façon, pour noter les devoirs du soir, l’agenda remplace avantageusement le cahier de textes.
Et pour renforcer l’autonomie et la valorisation de l’enfant dyslexique, les progrès peuvent être réunis dans un cahier et matérialisés par des couleurs ou des pictogrammes. Dès que la situation le permet, le professeur peut donner des responsabilités de classe à l’élève dys pour encourager son autonomie et souligner ses atouts.
L’Éducation nationale prévoit différents plans d’appui à la scolarité pour répertorier tous les aménagements nécessaires à l’enfant.
Lorsqu’une reconnaissance de handicap pour dyslexie est accordée, d’autres dispositifs peuvent se mettre en place. Le PPS peut notamment accorder la présence d’un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH). Il intervient directement auprès de l’élève, en classe.
Si la dyslexie est sévère, une scolarisation dans une unité localisée pour l’inclusion scolaire est parfois envisagée. Pour répondre aux besoins du trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture, l’ULIS TSLA est le seul dispositif ULIS adapté.
Dans d’autres cas, un service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) est déployé. Cette offre d’accompagnement mobile regroupe des professionnels médicaux, éducatifs, paramédicaux et pédagogiques. Le SESSAD intervient sur les temps de vie de l’enfant. Lorsque les troubles sont sévères, le service de soutien à l’éducation familiale et à la scolarisation (SSEFS) apporte son expertise sur les troubles du langage et aide à l’organisation du parcours de l’enfant (santé, scolarité, vie sociale).
Aider un enfant dyslexique ne repose pas sur une solution unique ni sur une performance parentale ou scolaire. C’est un accompagnement global, progressif et ajusté qui se construit dans la durée, à la maison comme à l’école. Les adaptations mises en place permettent de réduire la fatigue, de sécuriser les apprentissages et de redonner à l’enfant une place active dans son parcours. Lorsque l’environnement est cohérent, l’enfant peut alors apprendre autrement, à son rythme, sans que ses difficultés définissent ses capacités ni sa valeur. Accompagner un enfant dyslexique, c’est lui offrir des conditions favorables pour apprendre, grandir et se construire avec confiance. La dyslexie n’est pas un frein à la réussite, mais une différence qui demande des chemins d’apprentissage adaptés.
5 années de recherche, maintenant disponibles.
La prise en charge rapide est essentielle pour les enfants ayant des troubles de l’apprentissage.
Vérifiez si Poppins convient pour votre enfant en répondant à quelques questions.
5 années de recherche, maintenant disponibles.
La prise en charge rapide est essentielle pour les enfants ayant des troubles de l’apprentissage.
Vérifiez si Poppins convient pour votre enfant en répondant à quelques questions.
5 années de recherche, maintenant disponibles.
La prise en charge rapide est essentielle pour les enfants ayant des troubles de l’apprentissage. Vérifiez si Poppins convient pour votre enfant en répondant à quelques questions.
Poppins aide les enfants dyslexiques dans leur apprentissage grâce à des jeux éducatifs intégrant la musique

Des jeux éducatifs qui remotivent votre enfant et rendent l'apprentissage amusant et efficace.












Des jeux éducatifs qui remotivent votre enfant et rendent l'apprentissage amusant et efficace.
Avec Catherine Grosmaitre PhD, Neuro-psychologue à l’Hôpital Necker-Enfants Malades
Poppins aide votre enfant à progresser pendant l'attente avec des jeux éducatifs interactifs.
Poppins s'appuie sur la science et met la musique au coeur de ses jeux, pour un entraînement amusant et efficace
