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Bilan orthophonique chez l’enfant : à quoi sert-il ?

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Bilan orthophonique chez l’enfant : à quoi sert-il ?

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Bilan orthophonique chez l’enfant : à quoi sert-il ?

Le bilan orthophonique, l’une des étapes clé dans le parcours de soin de l’enfant dys. Découvrez tout le protocole : tests, préconisations et suivi.

Le bilan orthophonique chez l’enfant, une étape essentielle dans le parcours de soin

Près d’un enfant et d’un adolescent sur dix consulte un orthophoniste. Derrière ce chiffre, il y a des parcours très différents. Certains sont suivis dès la petite enfance, d’autres le sont bien plus tard, au collège ou au lycée. Le bilan orthophonique est une étape attendue lorsqu’un trouble du neurodéveloppement est suspecté — dyslexie, dysphasie, dyscalculie ou bégaiement. Il est souvent perçu comme un simple sésame. Pourtant, c’est un véritable outil d’évaluation au service de l’enfant, de sa famille et des professionnels. Il aide à mieux comprendre les difficultés et à envisager un accompagnement adapté. De la prescription aux aménagements en classe, découvrez les objectifs et les apports du bilan orthophonique.

Pourquoi faire un bilan orthophonique pour son enfant ?

Face à des difficultés durables pour s’exprimer, comprendre, lire ou apprendre, un bilan orthophonique permet d’objectiver les troubles. Il pose un diagnostic et les bases du suivi orthophonique.

Repérer les signes d’un trouble du langage ou de la communication

Les premiers signes de trouble dys apparaissent souvent à l’école, mais également à la maison : retard de langage, problème de prononciation, incompréhensions fréquentes, lenteur à l’écrit… Ces signaux peuvent inquiéter les parents comme les enseignants. Quand les difficultés et le décalage persistent ou s’aggravent, il est judicieux de consulter un professionnel de santé. Un premier avis permet de mieux comprendre la situation et, si nécessaire, de prendre rendez-vous avec une orthophoniste

Il ne s’agit pas de s’alarmer, ni de poser un diagnostic de troubles dys avant l’heure, mais de rester vigilant. Les parents d’enfants dys rapportent souvent qu’ils avaient déjà perçu les premiers signes des troubles, même s’ils ne pouvaient pas les nommer. L’identification d’un trouble du neurodéveloppement suit un protocole bien précis, mais le repérage fait aussi partie du parcours de soin des troubles dys.

Déterminer l’âge idéal pour un premier bilan

Avant tout suivi orthophonique, plusieurs étapes doivent être respectées. Il est important de : 

  1. laisser l’enfant en situation d’apprentissages (parler, lire, écrire, compter, etc.) pour observer ses compétences ; 
  2. repérer des difficultés persistantes ; 
  3. mettre en place des adaptations ; 
  4. constater une insuffisance des aides proposées.

L’âge pour poser un diagnostic de troubles dys n’est pas figé dans le marbre. Cependant, certains stades de développement sont plus propices que d’autres. La plupart du temps, les premiers signes s’observent pour : 

  • la dysphasie : dès la maternelle et parfois même dès 3 ans, au moment où le langage oral se structure ; 
  • la dyspraxie et la dysgraphie : au cours du CP, quand la maîtrise des gestes et de la coordination se développe ; 
  • la dyslexie : au mi-CP, une fois que les apprentissages formels de la lecture et de l’écriture ont démarré ;
  • la dysorthographie : dès le CE1, au moment où la maîtrise de l’orthographe se ritualise ;
  • la dyscalculie : en CE1-CE2, lorsque l’usage des procédures de calcul et des représentations du nombre s’automatise.

Ces éléments ne sont que des indicateurs. Dans certains cas, les troubles dys tels que la dyslexie ou la dyspraxie commencent à être identifiées dès la maternelle. Quant au trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), il est diagnostiqué par un psychologue ou un neuropsychologue. L’intensité du comportement de l’enfant fait varier son repérage entre la maternelle et l’école élémentaire.

Être orienté vers une orthophoniste

La demande de consultation chez une orthophoniste se fait souvent à l’initiative des familles ou des professeurs. C’est l’observation de l’enfant dans ses apprentissages scolaires ou dans son quotidien qui révèle la nécessité d’avoir l’avis d’un professionnel de santé. Pour que les séances avec une orthophoniste soient remboursées, une ordonnance du médecin traitant est indispensable. Cette prescription est généralement assez simple à obtenir. Par contre, la prise de rendez-vous marque le début d’un parcours éprouvant pour les parents.

Les listes d’attente chez l’orthophoniste sont fréquemment très longues, allant de 6 à 18 mois suivant les régions. Les familles doivent s’armer de patience et renouveler régulièrement leur demande pour optimiser leur chance de prise en charge. La liste d’attente commune est un dispositif qui peut aider à réduire les délais. Grâce à une inscription unique sur la plateforme InzeeCare, les demandes sont transmises aux orthophonistes présentes sur le territoire. 

Bon à savoir : le nom des professionnels du langage varie d’un pays francophone à l’autre. En France ou au Québec, on consulte l’orthophoniste. Mais en Belgique, on consulte la logopède et, en Suisse, la logopédiste.

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Qu’est-ce qu’un bilan orthophonique ?

La prise en charge orthophonique ne se limite pas au bilan. Ce dernier est un élément défini dans le référentiel des compétences et des pratiques des orthophonistes.

Une évaluation complète : langage, calcul, écriture et capacités d’organisation

Le bilan orthophonique de l’enfant est une évaluation de ses fragilités, mais aussi de ses points d’appui. Il se réalise après une phase d’observation de difficultés persistantes qui laissent penser à un trouble spécifique du langage et des apprentissages (TSLA). Il analyse les fonctions langagières, mais également les fonctions mathématiques, motrices ou encore les fonctions exécutives. Tout dépend du besoin du patient. 

Il met donc en évidence le niveau atteint pour :  

  • le langage oral (la perception des sons, l’articulation, la construction des phrases)  ;
  • le langage écrit (les correspondances entre les lettres et les sons, l’orthographe, la syntaxe) ; 
  • la compréhension orale et écrite ; 
  • la mémoire de travail (la capacité à garder l’information le temps de réaliser une activité) ;
  • l’inhibition (le contrôle de l’attention pour résister aux distractions) ; 
  • la flexibilité (l’adaptation au changement pour effectuer notamment de nouvelles tâches) ;
  • la planification (l’organisation et l’usage de stratégies efficaces) ; 
  • la connaissance et l’utilisation des nombres.

Des tests standardisés pour l’orthophonie

Les tests utilisés par les orthophonistes varient suivant l’âge de l’enfant ou de l’adulte, des symptômes et des objectifs du bilan. Elles choisissent ceux qui sont les plus pertinents. Tous les tests sont standardisés. C’est-à-dire qu’ils sont conçus pour être passés, notés et interprétés toujours de la même manière, quel que soit l’enfant ou le professionnel. Ils sont étalonnés sur une population de référence (enfant de moins de 6 ans, de 6 à 10 ans, 14 ans, etc.). Cela permet de comparer les résultats d’un enfant à d’autres du même âge. Par exemple, si un jeune de 7 ans a un score de 5 alors que la moyenne des enfants du même âge est de 10, cela peut indiquer un retard ou un trouble dans la compétence évaluée.

Parmi les tests standardisés en orthophonie, on peut citer : 

  • EXALANG (langage oral et écrit, mémoire) ; 
  • ALOUETTE-R et ECLA (lecture) ; 
  • BHK (graphie) ; 
  • NEPSY (fonction cognitive) ; 
  • BENQ (nombres) ;
  • EULALIES (parole).

Un champ d’intervention pluridisciplinaire

Les domaines de compétence des orthophonistes sont très larges et ne se limitent pas à l’enfant. Elles interviennent auprès de patients allant de 0 à 99 ans (et plus !). Elles suivent des pathologies ou des troubles très variés parmi lesquels : 

  • la déglutition (fonctions oromyofaciale) ;
  • la division palatine ; 
  • la motricité bucco-faciale ;
  • la dysphagie ;
  • l’aphasie ;
  • le bégaiement ; 
  • les troubles de la communication ;
  • les troubles des apprentissages : 
    • la dyslexie ;
    • la dysorthographie ; 
    • la dyscalculie ; 
    • la dysphasie ; 
    • la dysgraphie.
  • la surdité ; 
  • la rééducation de la voix ;
  • l’accompagnement de maladies neurodégénératives, comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson ;
  • la rééducation de la parole après des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Elles travaillent également dans des domaines de prévention et de recherche. Certains troubles du neurodéveloppement exigent des diagnostics pluridisciplinaires avec des psychologues, neuropsychologues, psychomotriciens, médecins ORL, etc. C’est le cas notamment de la dyspraxie, de l’autisme, du TDAH ou des pathologies ORL (la surdité ou certains troubles de la voix nécessitant un travail des organes phonatoires).

Le diagnostic d’une experte du langage : l’orthophoniste

L’orthophonie est une profession très majoritairement féminine : plus de 95 % sont des femmes. 

En France : 

  • Plus de 81 % des orthophonistes exercent dans un cabinet libéral ou mixte (libéral et structures publiques). 
  • Environ 7 % pratiquent en milieu hospitalier. 
  • Plus de 11 % sont salariées.

Les consultations en orthophonie sont possibles dans : 

  • Un cabinet libéral : la professionnelle exerce seule ou avec d’autres collègues, notamment au sein d’un pôle santé.
  • Un CMP (centre médico-psychologique) : c’est un lieu de soins qui accueille les enfants, les adolescents et les adultes. Il est rattaché à un hôpital public. 
  • Un CMPP (centre médico-psychopédagogique) : il reçoit les jeunes de 0 à 20 ans. C’est une structure associative financée par l’État à l’échelle du département. Il est placé sous la responsabilité d’un médecin.
  • Un CRTLA (centre de référence pour les troubles spécifiques d’apprentissage du langage) : c’est une structure hospitalière de niveau régional. Il est rattaché à un CHU. Il suit les enfants porteurs de troubles du neurodéveloppement complexes. Il est souvent sollicité en bilan de seconde intention, lorsque le diagnostic et la prise en charge demandent une approche plus poussée.
  • un SESSAD (service d’éducation spéciale et de soins à domicile) : il est rattaché à un établissement spécialisé financé par l’État via la MDPH. Le suivi nécessite donc une reconnaissance de handicap.

Bon à savoir : les CMP, les CMPP, le SESSAD et le CRTLA proposent des plateaux techniques. Ils regroupent plusieurs professionnels des secteurs médicaux et paramédicaux (psychologue, pédopsychiatre, psychomotricien, ergothérapeute, psychopédagogue, etc.). Ils facilitent le travail collaboratif et les expertises croisées.

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Comment se déroule un bilan orthophonique ?

L’orthophonie est une profession paramédicale très réglementée. Les bilans reposent donc sur un protocole défini avec des tests standardisés qui garantissent la fiabilité des diagnostics.

Les grandes étapes du bilan orthophonique

Pour être remboursés, le bilan et les séances orthophoniques doivent être prescrits par le médecin généraliste. 

L’entretien

Comme le rappelle l’orthophoniste Agnès Witko au micro du podcast D comme dys, le bilan commence avant tout par un premier entretien avec les parents et l’enfant. C’est le moment de cerner la demande en listant les inquiétudes des parents ou des enseignants en tenant compte de l’âge de l’enfant.

L’anamnèse

Vient ensuite l’anamnèse. Elle permet à l’orthophoniste de retracer l’histoire de l’enfant : développement du langage, antécédents médicaux, parcours scolaire, contexte familial… Ces informations aident à mieux comprendre la situation et à orienter le choix des tests.

La passation des tests

L’orthophoniste fait passer à l’enfant une série de tests standardisés adaptés à son âge et à ses difficultés : langage oral, lecture, mémoire, attention, calcul, écriture… Ces épreuves permettent de mesurer objectivement ses compétences dans chaque domaine.

L’observation clinique

L’orthophoniste observe le comportement de l’enfant : sa posture, son attention, ses réactions face aux consignes, son langage spontané, etc. Ces éléments cliniques enrichissent l’analyse et permettent d’adapter l’évaluation à son profil. Ils sont tout aussi importants que les résultats des tests.

Le bilan

Le bilan regroupe les résultats des tests standardisés et les observations cliniques. Il permet d’identifier les points forts, les difficultés, et de poser un diagnostic orthophonique. C’est lui qui guide la suite du parcours de soin.

La restitution à la famille

À l’issue du bilan, l’orthophoniste prend le temps d’expliquer les résultats aux parents avec des mots simples. Ce temps d’échange permet de mieux comprendre les besoins de l’enfant et d’initier une relation de confiance pour la suite.

Les préconisations et le suivi

Le bilan se conclut par des recommandations personnalisées : début d’une prise en charge, orientation vers d’autres professionnels, conseils à mettre en place à la maison ou à l’école. Un suivi peut alors être proposé et adapté au rythme de l’enfant.

Le compte rendu : les préconisations et le plan thérapeutique

À l’issue du bilan, l’orthophoniste remet un compte rendu écrit détaillant les tests réalisés, les observations cliniques, les résultats obtenus et les conclusions. 

Le compte rendu orthophonique

Ce document constitue une pièce officielle du dossier de l’enfant. Il est souvent demandé pour : 

  • les demandes de plan d’accompagnement personnalisé (PAP) rédigées par le médecin scolaire ;
  • les démarches auprès de la MDPH pour attribuer des aides humaines (accompagnant des élèves en situation de handicap : AESH) ou matérielles (ordinateur, outils numériques, etc.) ;
  • les bilans pluridisciplinaires auprès d’autres partenaires de santé (psychologue, neuropsychologue, psychomotricien, ergothérapeute) ; 
  • l’école lors des équipes éducatives.

Les parents et les représentants légaux disposent de ce compte rendu comme ils le souhaitent. Ils doivent en adresser une copie au médecin qui a prescrit la demande. Ils peuvent décider de le joindre au dossier médical scolaire de leur enfant. 

Les préconisations et le plan thérapeutique

Le compte rendu se termine par des préconisations précises, une sorte de traitement pour les troubles dys. Elles peuvent inclure la mise en place d’un suivi orthophonique régulier, des conseils pour la maison ou l’école, ou encore l’orientation vers d’autres spécialistes (psychomotricien, ergothérapeute, neuropsychologue…).

L’orthophoniste propose alors un plan thérapeutique personnalisé, avec des objectifs clairs et une fréquence adaptée aux besoins de l’enfant. Ces préconisations servent aussi de base pour les aménagements scolaires pour les élèves dys et la coordination entre les différents intervenants.

Prix et remboursement du bilan orthophonique

En France, le bilan orthophonique est pris en charge en partie par la Caisse d’assurance maladie, à condition qu’il soit prescrit par un médecin. Les honoraires sont encadrés : en cabinet libéral, le tarif conventionné pour un bilan se situe en moyenne aux alentours des 60 €.

Le remboursement s’élève à 60 % par la Sécurité sociale (soit 36 €), le reste étant couvert par la mutuelle si vous en avez une. En secteur public (CMPP, CMP), les bilans sont pris en charge à 100 %, mais les délais peuvent être longs. Sans prescription médicale, le bilan est possible, mais il est non remboursé.

La durée de validité d’un bilan orthophonique n’est pas fixée dans le Code de la santé publique. La nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) prévoit des bilans de renouvellement après 50 ou 100 séances de rééducation suivant les troubles (50 séances pour la dyslexie, 100 pour la dysphasie). Une demande de bilan de moins de x mois ou x années n’est donc pas légitime.

Bon à savoir : Les consultations de psychomotricien, d’ergothérapeute ou de psychologue en libéral ne sont pas remboursées par l’assurance maladie. Toutefois, certaines séances chez un psychologue peuvent être partiellement prises en charge dans le cadre du dispositif Mon Psy. Pensez aussi à interroger votre mutuelle : plusieurs d’entre elles proposent un forfait annuel pour ce type de soin.

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Que devient un bilan orthophonique après le diagnostic ?

Le bilan orthophonique n’est qu’une étape dans le parcours de soin de l’enfant. Son intérêt réside dans la connaissance des besoins du patient et dans la mise en place d’un suivi adapté. 

Le plan thérapeutique : organiser les séances et les suivis

Une fois le bilan terminé, l’orthophoniste propose un plan thérapeutique personnalisé. Il précise les objectifs à atteindre, le rythme des séances, leur durée et les modalités d’accompagnement. Ce projet de soin peut inclure également : 

  • des exercices à réaliser à la maison ; 
  • des préconisations pour faciliter les adaptations en classe ; 
  • l’utilisation d’outils numériques, comme l’application médicale Poppins.

Le suivi s’ajuste à chaque enfant, en fonction de son trouble, de sa motivation, de sa progression et de l’environnement dans lequel il évolue.

Une porte d’entrée vers une prise en charge globale

Le bilan orthophonique peut révéler des besoins et des fragilités dans le développement de l’enfant, comme notamment : 

  • la mémoire de travail (retenir des consignes) ; 
  • la motricité fine (tenue du crayon, geste d’écriture) ;
  • la coordination des gestes (gestion de l’espace, déplacements) ; 
  • le maintien de l’attention (traitement des informations) ; 
  • les autres fonctions exécutives (planification, flexibilité mentale, inhibition).

Dans ce cas, l’orthophoniste oriente vers un suivi complémentaire auprès d’un psychologue, psychomotricien, ergothérapeute, neuropsychologue, etc. Ce travail en réseau permet la mise en place d’une prise en charge globale et cohérente, centrée sur les besoins réels de l’enfant.

Un outil pour mettre en place des adaptations scolaires

Le compte rendu du bilan peut servir à justifier la mise en place d’un plan d’aide scolaire pour les troubles dys, comme un PAP. Il est aussi nécessaire pour effectuer une demande de reconnaissance de handicap auprès de la MDPH. L’orthophoniste y formule des recommandations concrètes : consignes adaptées, temps supplémentaire, supports visuels… 

Avec la rééducation orthophonique, ces aménagements pédagogiques sont indispensables pour les élèves dys. Ils favorisent la réussite de l’enfant parce qu’ils contribuent à : 

  • réduire la fatigue et la frustration liées aux troubles ;
  • renforcer l’estime de soi ; 
  • évaluer l’enfant dys sur ses compétences.

L’orthophoniste Agnès Witko rappelle que « le parcours de soins et la coordination se basent vraiment sur une collaboration entre l’enfant, la famille, l’école et l’orthophoniste. »

Le suivi des progrès de l’enfant

Après plusieurs mois de prise en charge, l’orthophoniste peut proposer un bilan d’évolution. Ce point d’étape permet d’objectiver les progrès réalisés, d’ajuster les objectifs thérapeutiques, ou de décider d’une éventuelle pause dans le suivi. Il sert aussi à informer les autres intervenants de la progression de l’enfant, notamment en classe. Comme nous l’avons vu, le bilan de renouvellement est effectué au bout de 50 à 100 séances suivant les troubles. 

La question : peut-on commencer un suivi orthophonique sans bilan ?

Dans certaines situations, l’orthophoniste peut commencer un accompagnement sur la base d’observations cliniques en séance (importantes difficultés en classe, enfant réfractaire aux évaluations).

Un suivi sans test reste limité dans le temps. Un bilan sera programmé dès que possible pour mieux cerner les fragilités et construire un cadre thérapeutique structuré. Cela permet néanmoins d’apporter un soutien rapide et d’éviter que les difficultés ne s’aggravent.

Ce qu’il faut retenir

Le bilan orthophonique est bien plus qu’un simple test. C’est une étape essentielle pour prendre en charge les difficultés d’un enfant et construire un accompagnement sur mesure. Il aide à mieux comprendre ses besoins spécifiques, d’objectiver les troubles, et de coordonner les actions à mettre en place. Le compte rendu du bilan orthophonique est aussi un outil de dialogue entre les familles, l’orthophoniste, les professeurs et les autres professionnels de santé. Il permet d’agir avec plus de clarté et de cohérence, en gardant l’intérêt de l’enfant comme ligne de conduite. Il apporte des réponses concrètes pour assurer un suivi adapté et favorable à la réussite de chaque enfant dys.

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