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Comment annoncer la dyslexie de son enfant à l’école ?
Comment annoncer la dyslexie de son enfant à l’école ?
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Retrouvez nos conseils pour annoncer la dyslexie de votre enfant à l’école. Facilitez sa scolarité avec une communication claire et bienveillante.
Annoncer la dyslexie de son enfant à l’école est une étape aussi nécessaire que délicate. Que dire, à qui, à quel moment, et comment s’assurer que l’information sera bien accueillie et prise en compte ? Car, derrière les bilans orthophoniques et les démarches administratives, l’enjeu principal reste la coopération entre les familles et l’équipe éducative. Plus d’un parent sur deux rencontre des difficultés pour faire appliquer les adaptations scolaires prévues. C’est pourquoi la communication doit être replacée au centre du parcours de l’enfant dys. Nous vous guidons pas à pas pour établir une relation claire avec les enseignants, identifier les bons interlocuteurs et instaurer une collaboration constructive.
Si les troubles dys sont aussi appelés troubles des apprentissages, c’est justement parce qu’ils sont le plus visibles à l’école. En communiquant sur les troubles dys de votre enfant, vous facilitez son quotidien et la mise en place des aménagements pédagogiques.
La coéducation définit l’alliance éducative entre les parents et les enseignants. Elle favorise les échanges et elle améliore la scolarité de l’enfant, qu’il soit dys ou non. Et cette coopération est encore plus importante lorsque des difficultés scolaires sont présentes.
Communiquer, c’est donner à l’autre tous les éléments nécessaires pour agir ou réagir. Faire part de vos doutes, de vos questions ou transmettre le compte rendu de l’orthophoniste permet au professeur de mieux comprendre ses besoins. Vous évitez les malentendus et les sources de tension.
Le maître ou la maîtresse peut ajuster au plus près son enseignement. Il identifie le fonctionnement de l’élève, ses limites et les astuces les plus efficaces pour l’aider. Votre enfant doit se sentir en confiance et entouré par des adultes conscients de son trouble et de ses besoins.
Dès que vous avez le moindre doute sur la dyslexie de votre enfant ou quand le diagnostic est tombé, vous pouvez rencontrer son enseignant. Plus le dialogue est ouvert et précoce, plus vous préviendrez les malentendus. En toute bonne foi, l’enseignant peut passer à côté du trouble des apprentissages d’un élève ou du moins minimiser son impact. Il peut ne pas percevoir son intensité et toutes les stratégies de compensation qu’il met en œuvre.
De nombreux dys masquent leurs difficultés et certains sont experts en stratégie d’évitement. C’était le cas de la comédienne dyslexique Lucie Chochoy. En classe, elle redoublait d’efforts et de techniques pour mémoriser les phrases à lire et cacher sa dyslexie. La première règle est donc la bienveillance dans les échanges. Elle pose les fondements d’une communication claire et favorable pour l’enfant.
Depuis la loi sur l’égalité des droits et des chances de 2005, tous les enfants doivent bénéficier des aménagements nécessaires à leur scolarité, quel que soit leur handicap. Le système éducatif français propose différents dispositifs au travers de plans d’aide scolaire pour la dyslexie :
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Plus la communication est fluide et régulière, meilleures seront les relations avec les enseignants. Attendre, c’est risquer de laisser s’installer un doute, voire des malentendus qui impacteront directement le bien-être de l’enfant.
Les petits (et les grands !) dys sont experts en adaptation. Ils peuvent masquer leurs difficultés en évitant de lire ou bien, comme Lucie Chochoy, en mémorisant des parties entières de textes. En tant que parent, vous avez peut-être décelé ces stratégies et les premiers symptômes de la dyslexie. Par exemple, vous observez régulièrement que votre enfant met beaucoup d’énergie pour :
Dès le moindre doute, prenez rendez-vous avec son professeur. Faites-lui part de vos constatations et de vos questions. Certains parents se disent qu’ils auraient dû parler plus tôt et faire confiance à leur intuition. Que votre enfant soit dyslexique, dysorthographique ou en difficulté scolaire, vous lui faites gagner un temps précieux en dialoguant directement avec l’enseignant.
Dans son livre sur les troubles dys, Elvire Cassan constate que, dans plus de 50 % des cas, ce sont les parents qui détectent les premiers signes de dyslexie. Dès qu’ils contactent une orthophoniste, ils sont confrontés à une liste d’attente de plusieurs mois, voire de plus d’un an. Commence alors une longue période faite d’incertitudes et d’inquiétudes.
Mais il n’est pas nécessaire de détenir un bilan orthophonique pour faire part de vos doutes à son enseignant. Des aménagements pédagogiques simples peuvent déjà être testés, comme :
Une communication précoce et régulière facilite l’application et le respect de ces adaptations. Elle construit également la relation de confiance et un partenariat solide. Les réunions informelles ou les équipes éducatives sont des espaces privilégiés pour faire des points sur vos démarches et l’évolution de votre enfant. L’équipe enseignante sera d’autant plus à l’écoute si elle mesure tout le parcours effectué.
Tous les enfants dys n’ont pas besoin des mêmes aides. C’est tout l’enjeu d’un diagnostic précoce de dyslexie : mieux connaître les spécificités de chaque trouble des apprentissages et proposer un suivi personnalisé. Il définit un profil cognitif avec des éléments de fragilité et des points d’appui. Si votre enfant est dys, vous avez probablement tendance à rester centré sur tout ce qui ne fonctionne pas comme prévu. Mais il a aussi de nombreuses compétences sur lesquelles il peut se reposer.
En transmettant le bilan orthophonique aux enseignants, vous engagez une dynamique tournée vers la remédiation. Vous dépassez le simple constat pour passer à l’action. Les aides sont adaptées à ses capacités à un instant donné. Une communication régulière permet de les faire évoluer tout au long de l’année et de sa scolarité.
Bon à savoir : Dans certains cas, les orthophonistes peuvent assister aux équipes éducatives ou aux équipes de suivi de scolarisation (ESS). Chaque partenaire joue un rôle déterminant dans la coéducation.
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Il n’est pas nécessaire d’informer tout l’établissement scolaire des troubles dys de votre enfant. Mais vous pouvez aussi contacter d’autres acteurs de l’Éducation nationale.
Nous l’avons vu, dès les premiers signes de dyslexie, vous pouvez prendre un rendez-vous avec l’enseignant en utilisant, par exemple, l’espace numérique de travail (ENT) ou le carnet de liaison. Certains parents appréhendent ces rencontres. Les émotions les submergent et ils se sentent démunis ou pas à la hauteur.
De la même façon, certains professeurs redoutent les reproches. Alors, n’hésitez pas à préparer votre entretien en notant vos idées :
Décrivez la situation au plus près de vos interrogations et du ressenti de chacun.
Lorsqu’une équipe éducative est organisée, le chef d’établissement ou le directeur de l’école coordonne ce temps d’échange. Il pilote la réunion et participe à l’aménagement du parcours de l’enfant. Par son intermédiaire, vous pourrez formuler une demande de PAP ou la rédaction d’un guide d’évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation (le GEVA-sco). Il est aussi un interlocuteur de référence si vous ne parvenez plus à bien communiquer avec l’enseignant de la classe. Il est toujours préférable de s’adresser directement à lui, mais si les relations sont tendues, le directeur est un bon médiateur.
Le psychologue scolaire (PsyEN) est un personnel de l’Éducation nationale. Il participe régulièrement aux équipes éducatives et aux ESS. Il peut être amené à observer l’enfant en classe et à proposer des pistes pour soutenir son travail et ses efforts. Parfois, le PsyEN fait passer un bilan psychométrique à l’enfant. Il intervient toujours après avis des parents. Son compte rendu est intéressant pour mieux connaître le profil de l’enfant. Il est d’ailleurs nécessaire au dossier présenté à la MDPH. Le psychologue travaille aussi en collaboration avec d’autres professionnels externes. Suivant les académies et les départements, il est souvent possible de solliciter un rendez-vous avec lui pour lui faire part de vos questions et de vos doutes.
Voir son enfant en difficulté est très douloureux. Si une communication claire n’a pas pu être mise en place, les tensions peuvent rapidement s’installer. Autant que possible, évitez les reproches. Privilégiez le partenariat école-famille pour créer une situation favorable à sa réussite scolaire.
Les reproches desservent votre propos. Ils créent une situation de stress pour vous, l’enseignant et surtout pour votre enfant. Il se retrouve pris au piège dans un conflit de loyauté : « Comment me sentir bien à l’école si maman et papa sont en colère contre la maîtresse ? »
Prévoir un entretien, c’est placer chacun dans des conditions favorables à la discussion. La sortie de la classe est un bon moment pour prendre rendez-vous, mais pas pour échanger sur la situation de votre enfant. Le regard des autres parents peut être source de pression pour tout le monde. L’enseignant peut se sentir brusqué, car il n’a pas eu le temps de préparer votre rencontre.
En mettant de la distance entre votre émotion et l’annonce de la dyslexie de votre enfant au professeur, vous participez à la construction du dialogue. Parler sous le coup de la colère, c’est risquer de se laisser emporter par les reproches et les accusations. Lorsqu’on se sent attaqué, on riposte. Or, votre objectif, comme celui de l’enseignant, est de reconnaître les besoins de votre enfant pour qu’il puisse être bien et progresser.
Annoncer la dyslexie de son enfant à l’école est le point de départ d’un partenariat éducatif. La rééducation de la dyslexie passe par une étroite collaboration entre les parents, les professionnels de santé et l’équipe pédagogique. Elle est indispensable pour adapter les apprentissages et faciliter les aménagements scolaires. Une coéducation aboutie repose sur une communication précoce, claire et bienveillante. Vous ne devez pas être expert en pédagogie, mais simplement partager votre regard et tout ce que vous mettez en place au quotidien. Pour progresser, un enfant dys a besoin de repères et d’adultes qui coopèrent. Votre démarche a un impact direct sur son bien-être et sur sa réussite.
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