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AESH de l’enfant dys : construire un accompagnement adapté

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Comprendre les troubles DYS

AESH de l’enfant dys : construire un accompagnement adapté

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AESH de l’enfant dys : construire un accompagnement adapté

Quel est le rôle d’un AESH auprès d’un enfant DYS ? Missions, relation de confiance et autonomie pour un accompagnement adapté à ses besoins.

AESH et enfant dys : trouver le juste équilibre entre accompagnement et autonomie

Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) sont devenus, par leur nombre, le deuxième métier de l’Éducation nationale. L’AESH aide l’élève à accéder aux apprentissages et aux activités scolaires tout en favorisant son autonomie. Cet accompagnement s’adapte aux besoins de l’enfant et s’inscrit dans un travail mené avec l’enseignant et les autres membres de l’équipe éducative. Comprendre le rôle et les missions de l’AESH auprès d’un enfant dys permet alors de mieux collaborer et de construire une relation de confiance.

Quel est le rôle de l’AESH auprès d’un enfant dys ?

L’AESH accompagne l’enfant dans les situations scolaires où son handicap limite son autonomie ou sa participation aux activités. Cet accompagnement est décidé par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), au sein de la MDPH. Il peut être individuel (AESH-i) ou mutualisé (AESH-m).  

Favoriser progressivement l’autonomie de l’enfant dys

L’AESH apporte à l’enfant l’aide nécessaire pour participer aux activités scolaires, sans faire à sa place ce qu’il est capable de réaliser seul. Il peut l’aider à :  

  • faciliter son adaptation à l’école ;

  • encourager sa participation en classe ;  

  • accompagner la prise en main des outils de compensation ;  

  • encourager et valoriser ses progrès  ;  

  • favoriser son autonomie.

En France, plus de 350 000 élèves sont concernés par ce dispositif d’accompagnement, tous handicaps confondus. En 2025, environ 14 % d’entre eux étaient sans solution, selon la commission d’enquête sur les défaillances des politiques publiques de prise en charge de la santé mentale et du handicap et les coûts de ces défaillances pour la société.

Soutenir l’estime de soi de l’enfant

Les difficultés liées aux troubles dys peuvent exposer l’élève à des échecs répétés dans les apprentissages. Elles peuvent aussi lui demander davantage d’efforts pour réaliser des tâches scolaires, comme lire, écrire, s’exprimer, compter ou effectuer certains gestes.  

Construire l’estime de soi de l’enfant n’est pas, à proprement parler, une mission institutionnelle de l’accompagnant des élèves en situation de handicap. Il peut néanmoins y contribuer en permettant à l’élève de participer davantage en classe, de connaître des réussites et de gagner en autonomie. Il peut l’aider à :

  • s’engager dans les activités proposées ;

  • s’approprier les outils mis à sa disposition ;

  • suivre l’enseignement du professeur avec les adaptations dont il bénéficie.

Selon la théorie de l’autodétermination développée par Edward Deci et Richard Ryan en 1985, l’autonomie fait partie des trois besoins psychologiques fondamentaux. Pour soutenir sa motivation, chacun doit se sentir compétent, autonome et en lien avec les autres.  

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Parents, enfant, professeur et AESH : comment construire une relation de confiance ?  

L’AESH est un membre à part entière de la communauté éducative. La qualité de l’accompagnement repose sur une collaboration claire entre l’élève, ses parents, le professeur et l’accompagnant.  

Organiser des échanges réguliers

Les professionnels intervenant auprès du jeune en situation de handicap sont invités aux équipes de suivi de scolarisation (ESS). L’AESH peut y participer avec les professeurs, le psychologue de l’Éducation nationale et des professionnels de santé, comme l’orthophoniste ou le psychomotricien. Lors de cette instance, chacun a la possibilité de poser des questions ou de faire part de ses observations.  

Les échanges peuvent également avoir lieu en dehors des ESS. Ils s’inscrivent dans le cadre fixé par l’établissement et sous la responsabilité du professeur. Deux conditions doivent être réunies.

  1. L’AESH ne peut pas intervenir au domicile de la famille ni transmettre ses coordonnées personnelles.

  2. La rencontre entre l’accompagnant et les parents se fait sous l’autorité et avec l’accord des enseignants.  

Le ministère de l’Éducation nationale a d’ailleurs édité un guide pour favoriser une bonne relation entre les parents, l’école et l’AESH.

Partager les informations utiles

Lorsqu’un parent souhaite faire un point sur la scolarité de son enfant, son interlocuteur reste le professeur de la classe. Les échanges peuvent passer par les outils habituels de l’établissement, comme l’ENT ou le carnet de liaison. Si une rencontre avec l’AESH est nécessaire, elle s’organise en présence du professeur.

Lorsque des points réguliers sont nécessaires entre la famille et l’école, un carnet de suivi est parfois mis en place. Il permet notamment de :  

  • suivre les progrès ;

  • valoriser les réussites (même les plus petites) ;

  • suivre quelques objectifs clairs et atteignables définis avec l’enfant ;

  • conserver une trace de la journée (les relations avec ses camarades, ses émotions) ;

  • partager des informations et des conseils provenant, par exemple, de l’orthophoniste.

Ce type d’outil est mis en place et coordonné par l’enseignant afin de faciliter les échanges entre l’école et la famille.

Définir des objectifs communs

S’accorder sur les besoins de l’enfant dys est important pour conserver une cohérence éducative. Le PPS est l’outil de référence pour définir les objectifs et les aménagements à mettre en place.  

Pour être efficace, l’accompagnement doit rester cohérent entre les différents adultes. Des points réguliers permettent à chacun de faire part de ses observations et d’ajuster les aides. Les parents donnent les informations nécessaires à la compréhension de son fonctionnement. Le professeur fait part de ses fragilités, mais aussi de ses progrès. L’AESH partage ses observations sur les moments dans lesquels l’élève a besoin d’aide ou, au contraire, de gagner en autonomie.  

Donner à l’enfant la possibilité d’exprimer son ressenti

Comment l’enfant vit-il la présence de son AESH ? Se sent-il à l’aise devant ses camarades ? Certains élèves peuvent avoir du mal à accepter l’aide d’un accompagnant. Ces situations sont inconfortables pour chacun et, en premier lieu, pour l’enfant.

Lorsque l’enfant exprime une difficulté, l’écoute active permet d’abord de comprendre ce qui le gêne sans chercher immédiatement à le convaincre. Le problème peut venir d’une aide trop présente, d’un objectif trop ambitieux, d’une incompréhension ou simplement d’une relation qui fonctionne mal. Sa parole peut alors être partagée avec le professeur et l’équipe afin de rechercher un ajustement.

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Comment aider l’enfant dys à gagner en autonomie avec son AESH ?

Accompagner un élève en situation de handicap ne veut pas dire faire à sa place ni maintenir une aide devenue inutile. Un soutien adapté évolue au fur et à mesure de la scolarité.

Savoir observer l’évolution des besoins

Les moyens de compensation prévus dans le PPS sont réévalués régulièrement, notamment lors de l’équipe de suivi de scolarisation (ESS), qui se réunit au moins une fois par an. Comme tous les aménagements scolaires, l’intervention d’un AESH doit rester pertinente pour compenser les difficultés rencontrées par l’enfant dans sa scolarité et favoriser son autonomie.  

Un accompagnement adapté ne limite pas les occasions d’un enfant d’expérimenter et de faire seul ce dont il est capable. La relation de confiance ne doit pas être confondue avec un lien de dépendance organisationnelle ou affective. Les échanges réguliers avec l’école permettent d’observer l’évolution des besoins et d’ajuster l’aide lorsque cela devient nécessaire.

Faire évoluer progressivement certaines aides  

Lorsque la situation de l’enfant progresse, les modalités d’accompagnement peuvent être ajustées afin de lui laisser davantage d’autonomie. Idéalement, les conditions de cette transition sont définies entre l’enfant, l’accompagnant, le professeur et les parents. Selon le contexte et dans le respect du PPS, l’aide peut, par exemple, évoluer pour :

  • laisser l’enfant réaliser seul certaines tâches ;

  • réserver l’intervention de l’AESH quand c’est nécessaire ;

  • privilégier un soutien ponctuel plutôt qu’une présence systématique lorsque cela est possible.

L’évolution des moyens de compensation se réfléchit avec les différents partenaires, en donnant également une place à la parole de l’élève. Parce que devenir autonome, c’est aussi pouvoir faire des choix.  

Ce qu’il faut retenir…

L’AESH accompagne l’enfant dys en fonction de ses besoins en classe. Son rôle n’est pas de faire à sa place, mais de lui permettre de participer aux activités, d’accéder aux apprentissages et de gagner progressivement en autonomie. Pour y parvenir, la collaboration entre l’élève, l’AESH, l’enseignant et la famille est importante. Les échanges permettent d’ajuster l’aide au fil des progrès et des difficultés rencontrées, car l’accompagnement n’est pas figé. Il évolue avec l’enfant pour lui laisser, chaque fois que c’est possible, davantage de place pour faire seul.

3 questions clés

Tous les enfants dys ont-il besoin d’un AESH ?

Non, un trouble dys ne justifie pas à lui seul l’attribution d’un AESH. C’est le degré d’autonomie de l’enfant et les conséquences de ses difficultés sur sa scolarité qui sont évalués.  

Que faire si mon enfant refuse l’aide de son AESH ?

Un enfant peut refuser une aide pour différentes raisons. L’écouter et comprendre ce qui le gêne permet d’en parler avec l’équipe éducative. Il est important de distinguer un souci relationnel d’un besoin d’autonomie pour ajuster l’accompagnement.

Avoir moins besoin de son AESH signifie-t-il que l’enfant n’a plus besoin d’aménagements ?

Un enfant peut gagner en autonomie tout en continuant à avoir besoin d’un ordinateur, de supports adaptés, de temps supplémentaire ou encore de consignes aménagées.  

Pour approfondir

En complément des références citées dans cet article, voici une sélection de ressources scientifiques, institutionnelles ou pédagogiques pour approfondir le sujet :  

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