Blog

Soutien scolaire et dyslexie : comment bien choisir ?

Dans cet article

Partager
Partager l'URL
https://www.poppins.io/blog/soutien-scolaire-et-dyslexie-comment-bien-choisir

Soutien scolaire et dyslexie : comment bien choisir ?

Temps de lecture : 0 mn

Soutien scolaire et dyslexie : comment bien choisir ?

Soutien scolaire et dyslexie : est-ce une bonne solution ? Découvrez comment l’adapter aux besoins d’un enfant dys et éviter la surcharge.

Soutien scolaire et dyslexie : est-ce une bonne solution pour aider son enfant ?

Plus d’un tiers des parents ont déjà eu recours à des cours particuliers pour aider leur enfant à l’école. Ce marché en forte expansion reflète l’inquiétude croissante des familles face aux difficultés scolaires. Mais lorsque l’enfant présente une dyslexie ou un autre trouble dys, envisager cette aide pose encore d’autres questions. Les besoins spécifiques des troubles des apprentissages interrogent la pertinence de ces cours, qu’ils soient en ligne ou à domicile. Le soutien scolaire et la dyslexie sont-ils vraiment compatibles ? Peut-il compléter une prise en charge orthophonique sans la remplacer ? Et comment s’assurer qu’il devienne un moyen de progression plutôt qu’une source de fatigue supplémentaire ? Voici des repères simples pour déterminer la place que peuvent réellement occuper les cours de soutien dans le parcours d’un enfant dyslexique.

Identifier les besoins spécifiques de l’enfant dyslexique

Avant de choisir un format de soutien scolaire pour son enfant dys, il est nécessaire de commencer par clarifier ses besoins. Chez un élève dyslexique, les difficultés ne relèvent pas d’un manque de travail ou d’une incompréhension. Elles s’inscrivent dans un fonctionnement spécifique qui nécessite des aides adaptées.

Des obstacles persistants malgré les efforts : difficultés scolaires ou troubles dys ?

Les troubles des apprentissages se distinguent des difficultés scolaires par leur caractère durable. Un enfant dyslexique, dyspraxique ou présentant un TDAH devra composer toute sa vie avec son trouble alors que les difficultés scolaires sont passagères. Lorsque les aménagements pédagogiques sont efficaces, l’élève dys évolue plus sereinement en classe.

À l’inverse, sans aides spécifiques ni plan d’accompagnement de la scolarité pour la dyslexie, l’enfant se retrouve régulièrement en situation d’échec, malgré des efforts soutenus pour lire et écrire. Un décalage s’installe avec les compétences attendues à son âge. Il progresse, parfois lentement, sans parvenir à automatiser les apprentissages fondamentaux, comme la lecture ou l’orthographe. 

Des méthodes pédagogiques parfois inadaptées aux troubles dys

À l’école, une grande partie des apprentissages passent par l’écrit : lire, rédiger, copier. Pour un élève dyslexique, cette omniprésence de l’écrit est le premier obstacle à franchir. S’il doit résoudre un problème de mathématiques, il va déjà devoir le lire pour le comprendre avant de le résoudre. Ensuite, même si son raisonnement est juste, la formulation écrite peut freiner sa restitution.

Ses difficultés relèvent d’un trouble neurodéveloppemental qui impacte la lecture et l’écriture  : 

  • erreurs de déchiffrage malgré l’entraînement (confusions, inversions, omissions) ;
  • lenteur marquée dans la copie ou la lecture avec fatigue importante ; 
  • compréhension orale préservée, mais difficulté à la retranscrire à l’écrit ;
  • orthographe fragile avec des erreurs.

Sans aménagements scolaires pour les troubles du neurodéveloppement, la confiance et l’estime de soi peuvent rapidement se dégrader.

La nécessité de restaurer la confiance de l’enfant dyslexique et de ses parents

La confiance est un moteur de l’apprentissage, tout comme la motivation. Motivation et confiance avancent ensemble. Les travaux en sciences cognitives, notamment ceux de Stanislas Dehaene, montrent que le cerveau apprend par ajustements successifs : il teste, corrige, consolide.

Mais ce processus suppose un minimum de sécurité intérieure. L’incertitude permanente et la répétition des échecs fragilisent le sentiment d’efficacité personnelle : « je n’y arrive pas », « je suis pas capable de faire comme les autres ».

Lorsqu’il n’est pas suffisamment accompagné, l’enfant dyslexique perd les ressources nécessaires pour persévérer. Envisager des cours particuliers apparaît alors comme une solution pour prévenir le décrochage scolaire, à condition qu’il soit réellement adapté à son fonctionnement.

{{CTA-article-home}}

Choisir le bon format de soutien scolaire pour la dyslexie 

Tous les dispositifs de soutien aux apprentissages ne répondent pas aux mêmes objectifs. Certains visent à consolider des notions, d’autres à accompagner l’organisation ou la méthodologie. Avant d’opter pour un format de cours particuliers, il est essentiel de comprendre ce que cette aide peut véritablement apporter à un enfant dyslexique et ce qu’elle ne peut pas remplacer.

Le soutien scolaire : ce qu’il est et ce qu’il n’est pas

L’accompagnement scolaire pour la dyslexie offre une aide en plus de l’école et d’un suivi orthophonique adapté. Il ne se substitue pas aux aménagements pédagogiques ni à la rééducation, il vient en renfort. Ses objectifs sont de l’aider à : 

  • tester des techniques d’apprentissage (apprendre à apprendre) ; 
  • mieux s’organiser dans son travail à la maison ; 
  • devenir plus autonome ; 
  • consolider des apprentissages en lecture ou dans une autre matière ;
  • renforcer sa confiance.

Ce dispositif peut avoir un double bénéfice. Non seulement il aide l’enfant et soutient sa scolarité, mais il soulage aussi la famille lorsque des tensions se sont installées. Les devoirs du soir avec un enfant dys tournent fréquemment au cauchemar. Parents et enfants rentrent de leur journée avec une fatigue et une charge mentale importantes. Le manque de patience de chacun génère souvent des conflits qui détériorent le climat familial. L’aide d’une personne extérieure est suffisante pour éviter une cristallisation des difficultés. 

Cours à domicile ou en ligne : avantages et limites pour les troubles dys

Le soutien scolaire existe sous plusieurs formes : à domicile, en ligne ou en collectivité. Le format le plus courant reste celui où un étudiant ou un enseignant intervient directement chez l’enfant. Le cadre familier peut être rassurant, et l’organisation plus souple pour la famille.

Les cours en visioconférence permettent une autre forme de flexibilité : élargissement du choix des intervenants, adaptation aux emplois du temps (en cas de garde alternée, par exemple), ou encore possibilité de travailler sans déplacement. Certaines plateformes sont spécifiquement spécialisées dans les troubles des apprentissages et d’autres y sont sensibilisés.

Des psychopédagogues, des orthopédagogues et des enseignants indépendants reçoivent également en cabinet ou en visio. Dans le podcast D comme Dys, Dominique Barallon explique comment elle a développé une méthodologie centrée sur les élèves dys. Contre toute attente, elle souligne que les cours en ligne peuvent être tout à fait adaptés. Ils limitent les distracteurs et encouragent, par exemple, l’utilisation de supports visuels ou audios.

Dans un autre épisode de D comme Dys, Eugénie  Pettigrew-Leydier décrit les apports de l’orthopédagogie en complément de l’orthophonie. Cette discipline est présente au Québec, mais grâce à la visioconférence, elle est disponible dans tous les pays francophones. L’orthopédagogie intervient en amont ou en aval des soins orthophoniques. Elle s’appuie notamment sur l’enseignement explicite, une approche qui rend visibls les étapes et les stratégies d’apprentissage afin de guider progressivement l’élève vers l’autonomie.

Quant au tarif horaire, il varie fortement selon l’expertise du professeur. 

Les dispositifs gratuits et les aides au soutien scolaire pour la dyslexie

Se poser la question de cours de soutien pour un enfant dyslexique implique aussi une réflexion sur l’accessibilité financière. Les cours de soutien représentent un coût supplémentaire, qui s’ajoute aux autres dépenses : déplacements, séances non remboursées (psychologue, psychomotricien, etc.).

Lorsque l’enseignant est déclaré, les familles peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (50 % des dépenses engagées) ou utiliser le dispositif CESU. En cas de reconnaissance de handicap, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) peut contribuer à couvrir une partie des frais.

Par ailleurs, plusieurs dispositifs gratuits existent :

L’Éducation nationale ne propose pas de cours particuliers à proprement parler, mais plusieurs dispositifs d’aide, tels que :

  • les activités pédagogiques complémentaires (APC) en petit groupe ;
  • les stages de réussite pendant les vacances scolaires ;
  • les interventions d’enseignants spécialisés du RASED ;
  • le dispositif « devoirs faits » au collège.

Il n’existe pas de solution idéale. Le choix dépend à la fois des besoins spécifiques de l’enfant, de son niveau de fatigue et du fonctionnement familial.

{{CTA-article-marquee}}

Adapter les cours particuliers à chaque profil d’enfant dyslexique

Au-delà du choix du format, l’efficacité d’un accompagnement scolaire repose surtout sur son adaptation au profil singulier de l’enfant dyslexique. Chaque trouble, chaque parcours et chaque niveau de fatigue demandent des ajustements précis.

Prendre en compte la fatigabilité et la charge cognitive de l’enfant dys

La fatigabilité de l’élève dys est un élément supplémentaire à prendre en compte. L’attention soutenue qu’il mobilise en classe épuise rapidement ses ressources cognitives. Un soutien pédagogique adapté considère son niveau de fatigue et sa capacité de concentration. Les séances sont courtes avec des activités variées sur des supports attractifs.

Au micro de D comme Dys, Dominique Barallon explique, par exemple, qu’elle utilise beaucoup le format du podcast tout en faisant « attention à la durée. Il ne faut pas leur imposer une écoute trop longue parce que leur capacité d’attention est quand même écourtée. » Elle insiste par ailleurs sur la nécessité d’éviter au maximum de passer par l’écrit et de toujours adapter le support et la méthode aux possibilités de l’enfant. Il a déjà fourni d’importants efforts tout au long de sa journée, il n’est pas question d’alourdir sa fatigue. 

Maintenir une cohérence entre école, orthophonie et famille

La cohérence pédagogique est fondamentale. Les outils, les stratégies de lecture ou les exercices recommandés en orthophonie gagnent à être repris à l’école, à la maison et lors des séances de remédiation. Utiliser les mêmes repères permet à l’enfant de ne pas devoir « réapprendre une nouvelle façon de faire » à chaque intervenant. 

À l’inverse, multiplier les méthodes peut générer de la confusion et accroître la charge cognitive. Si l’orthophoniste travaille, par exemple, sur la fluence en lecture ou sur des stratégies précises de déchiffrage, les cours de soutien doivent s’inscrire dans cette continuité. Ne pas le faire serait totalement contre-productif.

Cette coordination suppose un dialogue entre les adultes : échanges avec l’enseignant, prise en compte des recommandations du bilan, compréhension des aménagements scolaires (PAP, PPS, PPRE…). Même sans réunion formelle, le fait de communiquer régulièrement sur les objectifs permet d’éviter les contradictions.

En s’appuyant sur des approches communes, les adultes offrent à l’enfant un cadre stable et lisible. Il peut alors se concentrer sur l’essentiel : progresser, consolider ses acquis et reprendre confiance dans ses capacités.

Choisir des méthodes réellement adaptées aux enfants dyslexiques

Une aide efficace pour la dyslexie suppose l’utilisation d’une démarche pensée pour son fonctionnement cognitif spécifique. Certaines pratiques peuvent aggraver la fatigue et le découragement : surcharge de lecture, entraînement à la dictée trop long et sans aménagement, exercices chronométrés sans adaptation. À l’inverse, des stratégies adaptées permettent de sécuriser les apprentissages :

  • fractionner les tâches ;
  • expliciter les consignes ;
  • varier les supports (visuel, audio, manipulation) ;
  • proposer des temps de lecture courts, mais réguliers ;
  • utiliser des outils de compensation lorsque cela est nécessaire.

Le choix des supports joue également un rôle central. Les activités ou les exercices conçus spécifiquement pour les enfants dyslexiques intègrent :

  • une police adaptée ;
  • une mise en page aérée ;
  • un travail progressif ;
  • des activités multisensorielles.

Des applications et des outils numériques développés en lien avec la recherche peuvent aussi compléter l’accompagnement scolaire. C’est le cas de l’application médicale Poppins. Elle propose des jeux pour entraîner la lecture de manière progressive et structurée en complément de la rééducation avec l’orthophoniste. Quel que soit le format retenu, le point central reste d’utiliser des méthodes respectueuses des ressources de l’enfant.

Ce qu’il faut retenir…

Conjuguer soutien scolaire et dyslexie est tout à fait possible à condition de répondre avant tout aux besoins de l’enfant. Les cours particuliers ne doivent pas se substituer aux aménagements en classe ni au travail mené avec l’orthophoniste. Ils offrent un complément intéressant et souvent ponctuel. Bien choisis et adaptés, ils peuvent consolider certaines notions, sécuriser le moment des devoirs, redonner confiance et favoriser l’autonomie. En revanche, si ce temps d’accompagnement est mal encadré, il risque d’accentuer la fatigue et le découragement. Le point de vigilance est donc de déterminer avant tout les conditions favorables à l’enfant dyslexique. Le respect de son rythme et la coordination entre les dispositifs d’accompagnement restent les meilleurs repères pour faire un choix éclairé.

Des progrès chaque jour grâce au plus fun des jeux sérieux

Poppins aide les enfants dyslexiques dans leur apprentissage grâce à des jeux éducatifs intégrant la musique

+30 vrais jeux vidéos à visée thérapeutique dans 1 application

Des jeux éducatifs qui remotivent votre enfant et rendent l'apprentissage amusant et efficace.

+30 vrais jeux vidéos à visée thérapeutique dans 1 application

Des jeux éducatifs qui remotivent votre enfant et rendent l'apprentissage amusant et efficace.

À lire aussi

Trouble dys : les comprendre et savoir comment les rééduquer

Conférence en ligne gratuite

Dyslexie : comment aider mon enfant

Avec Catherine Grosmaitre PhD, 
Neuro-psychologue à l’Hôpital Necker-Enfants Malades

Vous êtes en attente d'un bilan pour la dyslexie ?

Poppins aide votre enfant à progresser pendant l'attente avec des jeux éducatifs interactifs.

Le pouvoir de la musique sur le cerveau des dyslexiques

Poppins s'appuie sur la science et met la musique au coeur de ses jeux, pour un entraînement amusant et efficace