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Troubles dys et vie de famille : retrouver l'équilibre 

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Troubles dys et vie de famille : retrouver l'équilibre 

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Troubles dys et vie de famille : retrouver l'équilibre 

Les troubles dys et la vie de famille : découvrez comment alléger la charge mentale des parents et renforcer les liens entre les enfants.

Les troubles dys et la vie de famille : (re)trouver l’équilibre et préserver l’harmonie

Passer du temps en famille devrait être une source de joie. Pourtant, quand les troubles des apprentissages s’invitent dans le quotidien, la fatigue prend le pas sur le plaisir. Les devoirs, les démarches administratives, les rendez-vous prennent toute la place et la charge mentale s’alourdit. Et dans 82 % des cas, elle repose sur un seul parent, le plus souvent la mère. Le poids des troubles dys sur la vie de famille ne concerne pas seulement l’enfant. Il bouleverse aussi l’équilibre du foyer. Comprendre ce qui crée ces tensions, c’est déjà commencer à les apaiser. Dans cet article, nous vous aidons à mieux repérer ce qui modifie le climat familial pour retrouver un équilibre plus serein à la maison.

Comprendre pourquoi les troubles dys bousculent la vie de famille

Les difficultés rencontrées par les parents d’enfants dys ne relèvent pas seulement du quotidien domestique. Chaque journée devient vite un petit défi de plus à relever : comprendre les difficultés de son enfant, faire le point avec l’école, jongler entre les rendez-vous, les délais… Autant de réalités qui ne dépendent pas d’un manque d’organisation, mais d’un déséquilibre entre les besoins spécifiques de l’enfant et les ressources disponibles de la famille.

Faire face aux difficultés vécues par l’enfant dys

Les troubles neurodéveloppementaux touchent directement les apprentissages : parler, lire, écrire, compter, coordonner ses gestes, rester attentif. À l’école et même à la maison, l’enfant se retrouve pris au piège de ses difficultés. Il les affronte en classe et les retrouve le soir, lors des devoirs. Peu à peu, sa confiance en lui s’effrite.  

Une enquête réalisée par la FFDys et Poppins montre que 60 % des familles observent une faible estime de soi chez leur enfant. Elle s’accompagne en plus d’anxiété, de dysrégulation émotionnelle, de modifications du comportement alimentaire, d’un refus d’aller à l’école, voire d’un isolement progressif. Sans prise en charge adaptée, mais aussi sans aménagements scolaires, ces difficultés s’installent durablement. 

Composer avec une scolarité parfois difficile à adapter

Lorsqu’une difficulté d’apprentissage persiste malgré les aides mises en place, les réponses doivent évoluer et être adaptées à l’enfant. Et la frontière entre un obstacle passager et un trouble durable reste souvent floue, pour les enseignants comme pour les parents. Des doutes s’installent : « Fait-il assez d’efforts ? Est-ce un manque de motivation ? » Les signes d’une dyslexie, d’une dysorthographie, d’une dyscalculie, d’une dysgraphie ou d’un trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) se confondent parfois.

Derrière ces questions, il y a surtout la recherche de sens et la volonté d’aider. Mais en attendant un diagnostic, cette incertitude génère des inquiétudes et, parfois, un sentiment d’impuissance des deux côtés. Et lorsque les besoins sont repérés, commence une autre forme d’épuisement : celle des formalités et des dossiers à remplir.

Naviguer dans la complexité des démarches administratives

Dès que les symptômes de la dyslexie ou d’un autre trouble dys sont repérés, les dispositifs d’aide deviennent plus facilement identifiables. Mais leur mise en œuvre reste généralement longue et complexe. Chaque demande répond à un protocole de l’école, d’un professionnel de santé ou d’une structure médico-sociale, comme un centre médico-psychologique (CMP).

En plus du stress mécanique (prises de rendez-vous, constitution de dossiers), s’ajoutent un stress mental (complexité du langage administratif) et un stress émotionnel nourri par la fatigue, le sentiment d’isolement ou la peur du jugement. Et quand toutes les démarches sont enfin lancées, une autre attente commence : celle, souvent longue, avant le démarrage de la prise en charge orthophonique.

Gérer l’attente avant la mise en place d’un suivi orthophonique

Attendre un rendez-vous avec une orthophoniste se compte en mois, parfois en années. Les parents multiplient les appels, contactent les cabinets libéraux, sollicitent les structures médico-sociales. Mais l’attente épuise, et laisse souvent les enfants sans solution pendant de longs mois.

Et lorsque le suivi s’organise, d’autres contraintes apparaissent. En moyenne, les parents parcourent 45 kilomètres par semaine pour accompagner leur enfant à ses rendez-vous. D’ailleurs, près de 58 % des familles aménagent leur temps de travail pour s’adapter à cette logistique qui alourdit la charge mentale des parents d’enfants dys. Et un tiers d’entre elles finit par faire une pause dans la prise en charge. Une décision lourde, alors même que ce suivi est à la fois nécessaire et attendu. Face à ces contraintes, c’est tout l’équilibre familial qui se fragilise. Alors, comment préserver les relations malgré la fatigue et la pression du quotidien ?

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Renforcer les liens familiaux face aux troubles dys

Entre les démarches, les rendez-vous et la fatigue qui s’accumule, la vie de famille se réorganise souvent autour des besoins de l’enfant dys. Pourtant, au cœur de ces difficultés, il existe aussi des ressources précieuses : la solidarité, la compréhension et la force des liens. C’est là que tout commence pour retrouver un équilibre.

Préserver la fratrie de la jalousie et favoriser l’empathie

L’attention que demande un enfant dys suscite parfois de la jalousie au sein de la fratrie. Une grande partie de l’énergie parentale lui est consacrée. Même si les frères et sœurs en comprennent la nécessité, ils ressentent, eux aussi, le besoin d’attention. Sans compter que les troubles des apprentissages se retrouvent généralement chez les frères et sœurs. 

C’est notamment ce qu’a vécu Laëtitia, maman solo d’Idriss, multidys et de Mila, dyslexique et dysorthographique. L’intensité des troubles de son fils et la charge des suivis ont masqué les difficultés de sa fille.

Pour prévenir la jalousie et renforcer les liens, voici quelques pistes à explorer :

  • cultiver l’empathie et l’écoute au sein de la fratrie (expliquer les troubles et ses besoins particuliers) ; 
  • consacrer un moment ludique et régulier à chaque enfant, même court ; 
  • échanger régulièrement avec chaque enseignant, même lorsque tout va bien ; 
  • partager des moments de plaisir tous ensemble pour entretenir la cohésion et la complicité.

Préserver la fratrie demande déjà beaucoup d’énergie et d’organisation. Cette mobilisation constante finit aussi par peser sur les parents, toujours en première ligne pour tout coordonner.

Soutenir le couple parental face à la charge mentale

Le partenaire ou le co-parent est le premier soutien dans ce parcours. Mais à force de se concentrer sur les démarches et la logistique des rendez-vous, le couple parental finit par s’oublier. La fatigue s’installe, les moments de dialogue se raréfient, et chacun gère comme il peut. Certains se replient, d’autres compensent en s’épuisant davantage. Cette usure silencieuse fragilise le lien conjugal autant que la cohésion familiale.

Pour alléger la charge mentale, il ne s’agit pas de mieux s’organiser, mais surtout de préserver des espaces à deux : parler sans chercher à résoudre, partager le quotidien autrement que par les rendez-vous, se relayer pour ne pas tout porter seul. Et s’autoriser des temps off, « en amoureux », pour redonner de l’espace et du souffle au couple. Il ne doit pas être parfait pour être solide, mais être soutenu par l’entourage et préserver des moments d’intimité. 

Sensibiliser l’entourage pour dépasser les idées reçues

Les préjugés sur les troubles dys ont encore la vie dure. Le plus souvent, les proches pensent bien faire en prodiguant des conseils. Et ils ne se rendent pas compte que les mots peuvent blesser au lieu de soutenir. La meilleure réponse à apporter est de diffuser des informations claires et fiables, notamment sur : 

  • la distinction entre les troubles spécifiques des apprentissages et l’intelligence ;
  • les différentes familles de troubles dys ; 
  • la permanence des difficultés, de l’enfance à l’âge adulte ; 
  • la grande fatigabilité des dys ; 
  • l’inutilité, voire les méfaits, d’entraînements inadaptés ; 
  • l’existence des troubles neurodéveloppementaux depuis toujours et partout dans le monde (pas d’effet de mode) ; 
  • leur forte héritabilité dans 40 à 60 % des cas.

Plus l’entourage comme les professionnels sont informés sur les troubles du neurodéveloppement, plus les relations familiales seront harmonieuses.

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Mieux vivre en famille avec les troubles dys

L’équilibre familial n’est jamais figé, il est en mouvement permanent. Et lorsqu’il est perturbé, il reste possible de recréer du lien et d’apporter plus de sérénité au quotidien. 

Changer de regard sur les troubles des apprentissages

S’il est nécessaire d’informer ses proches sur les spécificités des troubles neurodéveloppementaux, il est tout aussi important de le faire pour soi. Savoir les identifier aide à mieux comprendre et accompagner son enfant. Parce que les préjugés et les idées reçues ont vite fait de brouiller les repères et de susciter des attentes parfois inadaptées. La manière la plus simple de se documenter reste les livres sur la dyslexie et les troubles dys en général. Ils réunissent des informations fiables et des témoignages utiles sans se disperser ni se perdre sur le Web. 

Bien entendu, les professionnels de santé sont une autre source précieuse de conseils. Des structures locales ou nationales proposent souvent des guides ressources pour les parents d’enfants dys. C’est un premier pas pour prendre le temps d’accepter tout ce qui peut chambouler l’atmosphère familiale et de rester indulgent avec soi.

Repenser la communication à la maison

Savoir bien communiquer en famille demande parfois une aide extérieure, tout simplement parce que le foyer est le lieu de beaucoup d’enjeux et d’émotions. Par exemple, la psycho-éducation pour le TDAH est une approche thérapeutique très intéressante pour poser des mots et rechercher des stratégies simples à la maison. Elle est utilisée pour de nombreux troubles, chez les enfants comme chez les adultes, et donne des résultats très encourageants.

Mettre en mots son vécu de la situation, exprimer ses émotions et ses blocages sont la première étape pour renouer un dialogue constructif. En créant des temps de paroles entre chaque membre, on laisse une place à chacun. Certaines familles trouvent également leur équilibre en instaurant des rituels simples : un repas sans écrans, un carnet de fiertés pour chaque enfant, un moment hebdomadaire pour le couple. 

Alléger la charge du quotidien pour retrouver de la sérénité

Nous l’avons vu, dans 82 % des cas, la charge du suivi d’un enfant dys repose souvent sur un seul des parents, généralement la mère. Justement, il est important de repenser régulièrement la répartition de ces missions dans le couple. Avant d’attendre que la fatigue accable, il est possible de prévenir l’épuisement parental. Des associations et des initiatives locales apportent un soutien important. Mais l’entourage proche peut aussi soulager la charge mentale et logistique en aidant, par exemple, pour : 

  • récupérer les enfants à l’école ; 
  • conduire l’enfant à son rendez-vous orthophonique ; 
  • préparer des repas ; 
  • garder les enfants… y compris pour laisser une pause au couple. 

Pouvoir déléguer demande aussi de la patience et du lâcher-prise pour reconnaître que l’on ne peut pas tout contrôler en permanence.

Accepter de se faire accompagner par un professionnel

Si la prise en charge des troubles dys par une orthophoniste est une évidence, se faire aider par un professionnel de santé peut l’être également. Parmi les dispositifs de soutien à la parentalité, des espaces de médiation familiale ou des espaces de rencontres sont des lieux où il est possible de trouver une écoute et des services d’aide. Les orthophonistes et les thérapeutes connaissent bien les enjeux qui portent sur la famille et peuvent orienter les parents vers des structures adaptées. Les associations, notamment, sont capables d’apporter une écoute bienveillante et constructive pour retrouver un environnement familial plus serein.

Ce qu’il faut retenir…

Pour que les troubles dys et la vie de famille fassent bon ménage, trois approches sont à retenir : la compréhension, la communication et la bienveillance. En tant que parent d’un enfant porteur de troubles neurodéveloppementaux, il est normal de se sentir dépassé, parfois même épuisé. Reconnaître ses difficultés d’apprentissage, c’est déjà faire un premier pas vers les solutions. En ouvrant le dialogue au sein du foyer, en informant les proches et en acceptant le soutien des professionnels, chacun trouve sa place. L’atmosphère devient plus sereine. L’équilibre familial ne se tient pas dans la perfection. Il se construit jour après jour, se réajuste sans cesse avec patience et écoute attentive.

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