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Préparer la rentrée de l’enfant dys : nos conseils pratiques
Préparer la rentrée de l’enfant dys : nos conseils pratiques
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Bien préparer la rentrée de votre enfant dys, c’est possible : nos conseils pour conjuguer anticipation, repos et confiance.
Tous les ans, en septembre, plus de 12 millions d’élèves font leur rentrée. 6 à 8 % d’entre eux sont porteurs d’un trouble des apprentissages : dyslexie, dyspraxie, dysphasie, TDAH et autres dys. Pour ces enfants, retourner à l’école peut être source d’anxiété et de stress, voire de découragement. Leurs difficultés à lire, écrire, se repérer dans le temps ou à rester attentif sont autant d’obstacles à surmonter. Mais en préparant la rentrée de son enfant dys dès la fin de l’année scolaire et tout au long de l’été, vous pouvez l’aider à aborder la reprise plus sereinement.
La rentrée ne se prépare pas seulement la veille du jour J ni dans les rayons de la papeterie. Bien au contraire, pour un enfant porteur d’un trouble des apprentissages, un accompagnement réussi commence dès la fin de l’année scolaire.
Le mois de juin est à peine terminé que vous vous projetez déjà en septembre. Quel enseignant aura votre enfant à la rentrée ? Aura-t-il la même AESH ? Est-ce qu’il sera toujours avec sa copine ou son copain préféré ? Ces questions ont leur importance. Mais pas tout de suite.
En plus de consulter le bulletin scolaire du 3ᵉ trimestre, vous pouvez prendre le temps de revenir sur tout ce qui s’est passé ces derniers mois. Un rendez-vous avec son professeur vous aidera à mieux communiquer sur ses troubles des apprentissages. Il mettra en avant les progrès qu’il a réalisés, et ce, même si un décalage existe encore avec sa classe. Ce compte rendu peut être complété par un échange avec l’orthophoniste, le psychologue ou le psychomotricien qui l’a suivi ces derniers mois.
Le mois de juin est le moment idéal pour organiser une équipe éducative ou une équipe de suivi de scolarisation (ESS). Cela paraît contre-intuitif et pourtant, cette temporalité présente de nombreux avantages, notamment pour :
En fin d’année, les parents et les professeurs sont plus sereins et les professionnels de santé sont moins sollicités. C’est le moment idéal pour faire le bilan de ce tout qui a fonctionné et de ce qui doit être modifié.
Les techniques utilisées pour compenser les troubles des apprentissages évoluent au rythme des progrès et des besoins de l’enfant. Ce qui a été efficace au 1ᵉʳ trimestre ne l’est probablement plus au mois de juin.
À chaque équipe éducative ou ESS, un point est fait sur la façon dont l’élève dys se saisit des aides apportées. Elles ne sont pas figées et s’adaptent continuellement à ses progrès et à ses difficultés. Par exemple, le marquage des syllabes en couleur est un soutien à la lecture tant que l’enfant ne parvient pas à automatiser le découpage des mots. Mais dès qu’il maîtrise cette compétence, la mise en forme des textes doit changer.
La règle est la même pour la présence de l’AESH. Son rôle est d’accompagner l’enfant vers plus d’autonomie. Son intervention se modifie au fil de sa progression. Par exemple, il a peut-être encore besoin d’une reformulation des consignes, mais plus d’une aide pour faire son cartable tout seul. Rien n’est figé, tout évolue avec et pour l’enfant. Son sentiment de compétence est important, elle favorise sa motivation à l’école.
La transition entre deux années scolaires est idéale pour revoir le matériel mis à disposition. Votre enfant peut les conserver ou au contraire vouloir en tester d’autres. Par exemple, il peut avoir envie d’expérimenter des outils numériques, comme la dictée vocale ou la synthèse vocale pour soulager le passage à l’écrit.
Des systèmes d’aide à l’écriture, comme les guide-doigts ergonomiques ou la règle de lecture, sont intéressants, mais ils demandent une certaine prise en main. L’été est un moment parfait pour essayer différentes techniques sans avoir la pression de l’école et de la réussite.
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La confrontation régulière aux difficultés fragilise l’estime de soi de l’enfant. Il a vite fait de se dévaloriser et de stresser. En plus de mettre en avant ses progrès et ses compétences, il est important d’accueillir son ressenti pour l’accompagner au mieux.
Changer de professeur peut être une source d’anxiété pour les enfants dys. Ils ont pris leurs habitudes, ils connaissent la manière de travailler de leur enseignant et ils avancent en terrain connu. Alors, se projeter dans une nouvelle classe avec une nouvelle personne est une cause d’appréhension pour certains. À l’inverse, cette nouveauté stimule d’autres élèves parce qu’ils ont hâte d’aller avec ce professeur à la réputation agréable ou de participer à la traditionnelle classe de mer.
Les émotions qui traversent les enfants dys ne doivent pas être minimisées. Si elles paraissent anodines pour les adultes, elles sont envahissantes à hauteur d’enfant et peuvent mener au décrochage scolaire. Prenez le temps de discuter avec lui sur ce qu’il a aimé et ce qu’il espère trouver l’année prochaine. Vous pouvez l’aider à :
La période estivale est le bon moment pour apprivoiser ses peurs. Les exercices de respiration ou de méditation adaptés aux enfants sont des outils très intéressants pour gérer le stress et la pression.
Anticiper la rentrée d’un enfant dys ne veut pas dire faire l’impasse sur les grandes vacances ! Effectuer une pause est nécessaire pour prendre de la distance avec les attentes scolaires. L’esprit a besoin de périodes de rêverie et de vagabondage mental.
Ces instants ne sont pas du temps perdu, car ils jouent un rôle fondamental dans la consolidation des apprentissages. Les neurosciences parlent de pensée divergente ou de mode par défaut. Cet état est indispensable pour relier les connaissances entre elles.
Tous ces moments où le cerveau n’est pas focalisé sur une pensée structurée permettent la créativité et l’imagination. La rêverie et l’ennui sont précieux pour fixer les apprentissages, faire des ponts entre les notions. Ils donnent un peu d’air à l’enfant et l’aident à travailler son attention. Mais les parents ont aussi besoin de repos. Toute l’année, les rendez-vous, l’attente des bilans et les démarches administratives ont été source de fatigue et d’inquiétude. Les grandes vacances sont une période pour partager des instants plus légers en famille tout en conservant les acquis scolaires.
Tous les apprentissages doivent être réactivés pour être mémorisés. Le philosophe et psychologue allemand Herman Ebbinghaus a représenté ce mécanisme dans une courbe de l’oubli. Le principe est simple : toute information qui n’est pas revue finit par disparaître. Et c’est encore plus vrai pour les enfants dys dont la mémoire est souvent fragile.
Si un enfant porteur de dyslexie ne lit pas régulièrement pendant les vacances d’été, il risque de perdre une partie de ses compétences. Il n’est pas nécessaire de lui donner un cahier de vacances et de réaliser des pages entières d’exercices non adaptés aux troubles dys. Profitez de l’été pour faire lire et écrire votre enfant différemment, à un rythme léger mais régulier. Il existe différentes manières de travailler en s’amusant. En respectant ses capacités et sa fatigue, vous pouvez l’aider à :
L’idée n’est surtout pas de reproduire des conditions proches de ce qu’il a vécu en classe, mais de lui offrir des occasions de s’entraîner en s’amusant.
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Au cours du mois d’août, des ajustements progressifs permettent à l’enfant de retrouver un cadre rassurant et de reprendre confiance avant le grand jour.
Chaque parent sait qu’il est bien plus difficile de suivre un rythme régulier que de vivre au jour le jour. Les couchers tardifs et les grasses matinées sont possibles, mais il est nécessaire de reprendre une routine quelques semaines avant la reprise. Le sommeil est important pour consolider les apprentissages et permettre la croissance. Les bonnes habitudes se retrouvent petit à petit. Par exemple, vous pouvez avancer progressivement l’heure d’aller au lit 7 à 10 jours avant la rentrée.
Tous les rituels qui apportent un cadre rassurant pour votre enfant dys et votre famille ont leur place comme :
À l’approche de la rentrée, certains enfants ont besoin de se rassurer. Vous pouvez prendre le temps de faire le trajet ensemble, en voiture ou à pied. Les enfants anxieux auront peut-être besoin d’inventer un rituel de séparation pour se projeter dans leur journée.
Visiter l’école est aussi un excellent moyen de prendre ses repères. Idéalement, votre enfant peut rencontrer sa future maîtresse ou son futur maître avant de partir en vacances. Parfois, certains enseignants acceptent d’ouvrir la porte de la classe lors de leur prérentrée. Voir la disposition de l’espace aide l’enfant à se créer des images mentales. Il se familiarise avec l’inconnu et peut se projeter plus facilement.
Bien préparer la rentrée de son enfant dys passe également par l’organisation matérielle. Et la traditionnelle liste de fournitures scolaires en fait partie. Choisir une jolie trousse, ou un beau cartable sont des rituels qui structurent les préparatifs. Le choix de la tenue le jour J est aussi important pour certains enfants. Loin d’être anodins, ces détails participent à cette préparation.
De la même façon, marquer la date de la rentrée en couleur sur un calendrier rassure l’enfant. Le repérage dans le temps est souvent difficile pour les enfants dyscalculiques ou porteur d’un trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Dans ce cas, vous pouvez identifier des repères familiers pour structurer le temps. L’anniversaire de sa grande sœur, une fête de famille ou un week-end en bord de mer sont autant d’évènements qui auront du sens pour lui.
L’été, les emplois du temps de l’orthophoniste et des familles ne se coordonnent pas toujours, et c’est normal. La décision de faire une pause dans le suivi orthophonique doit être prise en concertation avec la thérapeute. Elle peut être nécessaire, mais elle ne doit pas être trop longue ni empêcher les entraînements réguliers. Comme nous l’avons vu, l’enfant dyslexique a besoin de lire et écrire tout au long de l’été. Un programme peut être défini avec l’orthophoniste pour conserver le rythme et les acquis.
Que la pause soit soumise aux dates des vacances ou demandée par l’enfant, il est important de fixer une date de reprise. Convenir d’un rendez-vous a l’avantage de garder disponible le créneau de prise en charge, mais aussi de donner un point de repère à l’enfant. Tout ce qui participe à une bonne organisation est favorable !
Préparer la rentrée d’un enfant dys, ce n’est pas chercher la perfection ni tout anticiper au détail près. C’est créer un cadre souple, mais structurant, dans lequel votre enfant retrouve ses repères, déploie ses ressources et sa confiance. De nombreuses actions peuvent se mettre en place dès la fin de l’année scolaire, quand les professeurs et les professionnels de santé sont plus disponibles. En conservant un accompagnement régulier pendant l’été, vous l’aidez à aborder la reprise plus sereinement, sans surcharge ni pression. La rentrée peut devenir une véritable transition positive : une occasion de recommencer, de grandir, et de poursuivre ses progrès, à son rythme.
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Avec Catherine Grosmaitre PhD, Neuro-psychologue à l’Hôpital Necker-Enfants Malades
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